Leh

La Capitale du Ladakh est un véritable coup de coeur dans mon voyage. Au coeur du haut désert de l’Himalaya, l’ancienne étape des caravanes commerciales est aujourd’hui connue pour ses monastères alentours.

Leh

« La véritable essence de l'être humain est la bonté. Il existe d'autres qualités provenant de l'éducation et du savoir, mais il est essentiel, si l'on veut devenir un véritable être humain et donner un sens à son existence, d'avoir un coeur bon. »

Ville hors du commun perchée à 3500m d’altitude, Leh a une identité bien a elle. Ici, la notion du temps n’est pas la même et l’Inde se pare d’un doux sourire tibétain au goût de thé au beurre.

Capitale du Ladakh que l’on surnomme aussi le Petit Tibet, Leh est une ville riche d’histoire et de culture. Ici, randonneurs et motards se rencontrent dans une ambiance chaleureuse.

Ajoutez à ça un mélange de bouddhistes tibétains, hindouistes et musulmans mixant leurs styles de vie, une importante communauté de réfugiés tibétains, un mélange de plats traditionnels typiques et des paysages uniques, et vous aurez un tout petit aperçu de ce que peut dégager la capitale du Ladakh.

Je vous emmène découvrir l’un des plus gros coups de coeur de cette aventure. Au travers de plusieurs articles, vous découvrirez Leh et ses vallées alentours. Une étape du voyage qui se transformera en une véritable étape de vie. 1 mois au coeur du haut désert de l’Himalaya, le Ladakh.

Leh, sur les plus hautes routes du monde.

Leh a la particularité d’être reliée au reste de l’Inde par seulement deux routes. La première relie Srinagar à 434 kilomètres de là.
La route nationale 1 n’est ouverte que de fin mai à début octobre. Elle est vertigineuse et parfois trop étroite pour croiser les nombreux camions arrivant en face. L’expérience est particulière. Le vide est bien trop près des roues, les nids de poule sont plutôt des nids d’autruche et les cascades tombants sur la route ajoutent du piment à l’expérience. Je vous passe les sensations quand la Fiat dans laquelle nous sommes entassés à 12 et dont les pneus n’ont pas été changés depuis l’achat, se lance à l’ascension d’un des grands mur de l’Himalaya. Le col de Zoji-la à 3505 mètres d’altitude.

La deuxième, la route nationale 3 ou route Leh-Manali, relie cette dernière à 473 kilomètres au Sud. 
Ouverte de juin a octobre, elle traverse les hauts plateaux désertiques de l’Himalaya au travers de paysages époustouflants. Elle a longtemps été la route carrossable la plus haute du monde avec le passage du col de Tanglang-La à 5328m d’altitude. L’ascension de ce col est impressionnante. La route est étroite et les épingles à cheveux sont serrées. Je peux vous assurer que lorsque la voiture peine a avancer a plus de 5000 mètres d’altitude au milieu de rien, entre deux énormes blocs de neige et dans une pente dont les pourcentages ne seraient pas autorisés si ils étaient calculés. On retient son souffle !

Leh est aussi accessible par avion. Selon la météo, des petits avions de ligne relient les grandes villes indiennes à la capitale du Ladakh. C’est alors le seul accès possible en hiver.

Premiers pas à Leh.

Leh est une ville d’altitude, enclavée au coeur de la grande vallée de l’Indus. Jusqu’a la veille de mon arrivée, la ville est victime de violents orages et des coulées de boue énorme ont fait des dégâts considérables dans le centre ville. Il y a eu des morts et des hommes s’affairent pour nettoyer les rues et rendre au centre ville sa superbe. Après quelques jours, le soleil revient et je pars à la découverte de la capitale du Ladakh.

La ville est surplombée par son célèbre palais, lui même surplombé par un monastère. Le palais de Leh a été construit par le roi Sengge Namgyal au 17ème siècle et a ensuite été abandonné au 19ème siècle. Ses 9 étages permettent d’admirer la vallées et les chaines de montagnes alentours. Aujourd’hui, le palais est sans grand intérêt. De grandes pièces vides se suivent dans un labyrinthe de couloirs.

Surplombant le Palais, le Namgyal Tsemo est un monastère construit en 1430. Pour y accéder, un chemin serpente le long du pic. En plein soleil et à 3500 mètres d’altitudes, je vous laisse imaginer la partie de plaisir ! En haut, une vue magnifique s’offre à nous et la vallée s’étend à perte de vue. Moment figé où le vent souffle dans les drapeaux colorés, répandant les mantras au gré des vents, exauçant les prières et espoirs des fidèles. Dans le petit monastère, une immense statue du Bouddha qui rit s’élève sur trois étage.

Rencontre avec le Dalaï-Lama.

A peine arrivée à Leh, j’apprend que le Dalaï-Lama est de passage ici et donne un teaching (conférence) le lendemain. Me voilà donc à l’aube, traversant la ville afin d’aller à la rencontre d’un des plus connus des prix Nobel de la paix.

Dans une immense prairie, des milliers de personnes sont assises pour écouter la sagesse de cet homme. A ma droite, le carré est réservé aux réfugiés tibétains venus écouter leur dirigeant. Devant moi, le carré est réservé aux moines et en second plan, le Dalaï-Lama. J’admire ces visages emplis de joie et de paix devant l’incarnation vivante du Bouddha.

Des femmes distribuent du butter chai (un thé au épices avec du lait et du beurre, spécialité du Ladakh) pendant que la pluie commence à tomber. Quelques petits bonzes sont dissipés et les visages des priants s’éclairent en récitant des mantras. Les parapluies colorés s’ouvrent et le grand sage explique qu’il faut pardonner aux chinois parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. On nous distribue des rubans rouges bénis. Ils sont synonymes de promesse, de protection et de chance et chassent le mauvais oeil. Le fil rouge sacré doit être enroulé trois fois autour du poignet gauche, puis noué solidement. 

C’était extraordinaire de participer à un tel moment. Imprévu, accessible et extra-ordinaire. Vous pouvez retrouver ici le teaching auquel j’ai assisté. Un moment d’échange et de partage unique, dont je me souviendrais toute ma vie.

Leh en pèle-mèle.

La communauté musulmane est très présente malgré l’influence du bouddhisme tibétain sur la ville. La mosquée est très simple et accolée à la rue principale. Dans cette rue, les hommes tiennent des boutiques de tapis cachemiris, de pachmina et autres bijoux en turquoise et autres pierres précieuses. Les cachemiris sont connus pour être parmis les meilleurs commerçants et négociants du monde. C’est testé et vérifié, ils sont sacrément durs en affaires !

La ville est parée des couleurs des drapeaux de prières dont les mantras s’envolent dans la brise afin de se répandre sur la terre. Les vendeurs de fruits et légumes exposent leurs étales dans la rue, chassant les vaches en liberté en mal de verdure à force de se nourrir de plastique et hélant le chaland afin de vendre fruits secs et abricots, spécialités de la région

Je pourrais encore vous parler de cette ambiance unique, de ces lumières particulières, de ces couleurs joyeuses. Des marchands de bibelots, de bijoux et de tissus, des chiens errants omniprésents et des boulangers au travail dès le petit matin. Des rouleaux de prières à chaque coins de rue, des momos (gyosas tibétains) et du fromage de yak. Mais aussi du souffle court au moindre effort à cause de l’altitude, de la gentillesse des gens, de ces rencontres inoubliables, de cette astrologue tibétaine et de ses prévisions et de ces rencontres inattendues. De ces nuits trop courtes et de ces journées trop remplies.

Vous l’aurez compris, Leh m’a profondément marqué. Elle est pour moi l’un des plus beaux endroits de la planète, même après un tour du monde.

Liens et infos :

Leh :
Logement : Raybo Hostel. 5,50€. Dortoir féminin, salle de bain privée, petit déjeuner inclus, rooftop. Chambre privée à 22€.
Saiman Guesthouse. 11€. Chambre privée.
A faire : Palais de Leh (3€), Monastère de Leh, Main street, méditation, location de moto (15€/jour), Asian Museum (0,50€), astrologue tibétaine (22€).
Food : Leh Café, Bodhi terrace, The Tibetan Kitchen, Zila’s Kitchen, Mentokling Garden Restaurant, Lehvenda Restaurant & Café.
Moyenne : 20€/jour/pers.

Si cet article t’a plu, t’a été utile ou si tu as quelque chose à ajouter, n’hésites pas à partager ou à laisser un commentaire !

Commentaires récents

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Partager l'article :

    Derniers articles

    Vallée de la Nubra

    Vallée frontière, la vallée de la Nubra aux portes de la route de la soie est accessible seulement depuis 1995 par un col de 5400m.

    Vallée de l’Indus

    A quelques virages de Leh, les monastères blancs veillent sur la vallée de l’Indus et le calme toujours, appuie les lumières de l’Himalaya.

    Trek de Digar-La

    Le trek de Digar-La, hors des sentiers battus, traverse le col de Digar-La qui relie les vallées de l’Indus et de la Nubra.